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BNP Paribas a signé en juin 2016 la charte Entreprise et Handicap de l’Organisation Internationale du Travail afin d’avoir dans ce domaine un engagement clair dans tous les pays où le groupe est présent.  Ce sujet n’est pas franco-français mais concerne l’intégralité du groupe soit près de 200 000 collaborateurs dans le monde. Par ailleurs, l’année 2016 est aussi celle du renouvellement de l’accord d’entreprise de BNP Paribas SA. Pour la banque, l’enjeu est important car ses engagements en responsabilité sociale sont forts. Dominique Bellion, responsable de la Mission Handicap BNP Paribas, répond à nos questions et nous ouvre les pages de ce nouvel accord.

Pouvez-vous nous livrer quelques chiffres sur la situation actuelle au niveau de la mission handicap BNP Paribas ?

À la fin du premier accord de politique handicap, notre taux d’emploi était de 2.79% et nous sommes passés à 3.62% à la fin du second. Entre 2012 et 2015 nous avons réalisé 172 embauches et multiplié par quatre les interventions de maintien dans l’emploi entre 2011 et 2015, ce qui représente plus de 400 personnes et 1300 actions uniquement sur la dernière année. Nous avons aussi transformé 53 CDD en CDI. La majorité des embauches passent par le levier majeur de l’alternance et 90 % se font sur des postes de commerciaux. Nous avons une activité très dense au sein de la Mission handicap BNP Paribas car les besoins sont désormais ciblés sur des profils Bac +2 à 5.

Quelles sont les bases de votre nouvel accord ?
L’objectif partagé avec les organisations syndicales c’est de s’inscrire dans la durée, poursuivre et renforcer nos actions. Nous continuons à recruter et à optimiser les parcours professionnels et allons  accroitre le volume des prestations au secteur protégé et adapté. Bien sûr il faut encore et toujours former et sensibiliser pour informer nos collègues sur les différentes natures de handicap, dire que le plus visible n’est pas forcément le plus répandu et que 80% des handicaps sont invisibles. Tout cela pour lutter contre les stéréotypes sur le handicap. Nos actions doivent être permanentes car la connaissance générale en France dans ce domaine est très faible. Notre catalogue de sensibilisation et de formation est d’ailleurs actualisé en permanence pour répondre à toutes les situations. Toute personne qui intègre la filière RH ou achats est formée sur ce thème car ce sont de futurs contributeurs actifs à la politique handicap.

Quelles sont les particularités  du recrutement ?
Le niveau de diplômes requis a évolué, nous devons donc adapter notre sourcing et  cibler  le niveau de compétences des candidats en fonction des besoins métiers. Nous avons de fait renforcé le recours à certains cabinets spécialisés  ainsi que les partenariats et les échanges avec les universités et les grandes écoles. En Île-de-France, où se situe notre plus gros besoin de recrutement, nous avons signé la convention « Atout pour tous » fédérée par la Direccte qui a pour objectif de regrouper autour de l’emploi des jeunes en situation de handicap, les principaux acteurs publics et privés. Nous  avons des partenariats   en province,  l’Université de Rennes par exemple en 2016,  pour présenter nos métiers aux étudiants et les accueillir pour des stages de longue durée. Nous réalisons aussi du « sur mesure » pour les fonctions supports car dans ce domaine nous recherchons des experts.

Nos ambitions sont de 200 recrutements et 50 conversions de CDD en CDI sur 4 ans. Les chargées de recrutement de la Mission Handicap centralisent demandes et entretiens et assurent la coordination avec les opérationnels… Ensuite chaque métier a son process et des formations internes pour optimiser l’évolution professionnelle, à nous de travailler avec eux et d’apporter notre concours sur des aspects d’adaptation ou de compensation. Quelquefois nous devons trouver une formation sur mesure pour une personne qui souhaite  se former sur un nouveau métier.

Et concernant le secteur protégé et adapté ?
Nous avons réalisé à fin 2016 un chiffre d’affaires de 1,5 million euros et nous nous sommes engagés à atteindre 1,8 million d’ici 2019. Nous sommes surtout sur des prestations à valeur ajoutée comme l’impression, le transport de personnes, la déconstruction de matériel, la téléphonie, la conciergerie, la communication. En 2016 nous avons référencé de nouvelles filières telles que la traduction ou des travaux sur le digital et nous travaillons avec des SSII, mais aussi le traitement des déchets papiers et bien sûr la D3E, qui est l’une de nos premières filières. D’où notre participation au salon des achats responsables, car il nous permet de sensibiliser nos acheteurs  en leur faisant rencontrer des entreprises du STPA qu’ils sont susceptibles de référencer.

Quels sont les objectifs du nouvel accord ?

Par les actions récurrentes de recrutement, de maintien dans l’emploi, de recours au STPA, de formation et par des sensibilisations en présentiel ou via les diffusions sur l’intranet du groupe, les 7 membres de l’équipe Mission Handicap mettent en œuvre le nouvel accord pour continuer à développer la connaissance de tous sur le thème du handicap et contribuer ainsi à modifier les idées reçues.

Source : Handirect 04/07/2017